10 octobre 2024 – Site du Puy Long

 

Ce jeudi 10 octobre, le rendez-vous est plutôt insolite : visite de la « décharge » de Puy-Long à Clermont-Ferrand ! Le responsable du site nous expose, avec clarté et passion, le délicat sujet du traitement des déchets.

 

 VALTOM qui est un Etablissement public en charge de la valorisation et du traitement des déchets du Puy-de-Dôme et du nord de la Haute-Loire, a confié au groupe VEOLIA, le stockage des déchets non dangereux.

 

Sur une montagne constituée de déchets ensevelis, nous suivons notre guide sur un chemin à but pédagogique.

 

Une suite de panneaux documentaires nous montre l'accroissement de la population et l'évolution de la consommation, de la préhistoire à nos jours ... et l'augmentation des déchets.

 

Chacun se prête au jeu des questions sur le recyclage des déchets, le tri sélectif, que mettre dans le bac jaune ? Certaines matières sont très coûteuses à traiter. Les enjeux sont importants, les questions interpellent les participants...

 

Chaque rond illustre un produit usagé à traiter. Le résultat du jeu des magnets ronds est sans appel, notre production de déchets est exponentielle de nos jours.

 


 

L'enfouissement technique des déchets non dangereux s'effectue dans d'immenses cuvettes, les « casiers », doublées de bâches étanches et de géotextiles selon les impératifs sanitaires, écologiques et environnementaux.

 

Le ballet des camions de déchets et des engins de terrassement est incessant. Véritables mille-feuilles de détritus et de terre, les « casiers » vont se superposer jusqu'à former une nouvelle montagne.

 


 
Connu comme décharge et pour son incinérateur, le Site de Puy-Long produit aussi du gaz bio méthane et de l'électricité réinjectés localement.

 

Un vaste plateau d'enfouissement terminé de 10 hectares accueille une importante centrale photovoltaïque. Nous mesurons, ici, toute la technicité de l'opération.

 

Les buttes de déchets achevées sont rendues à la biodiversité. Des moutons assurent l'entretien de la végétation, le renard laisse ses empreintes, l'écureuil des traces. A l'abri des oiseaux de proie sous les panneaux solaires, les lapins repeuplent le site...


 

10 août 2024 - Dans les monts du Forez

En cette belle journée estivale, nous avons rendez-vous au sanctuaire de Notre Dame de L’Hermitage, haut lieu de pèlerinage, situé à 1110 m d’altitude à proximité de Noirétable aux limites des départements de la Loire et du Puy de Dôme.

 


A notre arrivée, nous découvrons une imposante bâtisse isolée au centre d’un massif forestier traversé par de nombreux sentiers de randonnée.

 

Nous sommes accueillis par la congrégation de sœurs de Notre Dame de la Salette qui assure la spiritualité du sanctuaire et gère l’hôtellerie où nous prenons notre repas.

 


Du haut du rocher de Perotine surmonté d’une grande croix blanche un magnifique panorama s’offre à nos yeux. Sur l’autre rocher, s’élève une statue de Saint-Joseph portant l’enfant-roi.

 

La chapelle de la Source est le cœur du pèlerinage. C’est à cet endroit que selon la légende un criminel aurait eu l’apparition de la vierge qui lui aurait intimé d’aller se confesser au Prieur de Noirétable et de revenir en ce lieu expier ses péchés. La source qui jaillit sous l’autel de la chapelle a été canalisée à l’extérieur à quelques mètres dans un petit bassin.

 

La statue du pèlerinage est placée sur l’autel. Au cours des grandes célébrations de la Sainte Vierge, notamment aux fêtes du 15 août et du 8 septembre, cette statue est amenée en grande procession depuis le sanctuaire.

 

La statue de Saint Jean Baptiste prêchant est dressée sur un rocher non loin de la chapelle de la Source.

 

En début d’après-midi, nous devons quitter, avec quelque regret, ce lieu calme et reposant car nous avons un autre rendez-vous à une dizaine de kilomètres de là, plus précisément au petit village historique de Cervières qui abrite le musée des Grenadières.

 

Nous entrons dans le village par la porte de «  Bise » qui se nomme ainsi du fait qu’elle s’ouvre du côté du vent froid dominant. C’est une des quatre portes fortifiées mais il n’en subsiste que deux aujourd’hui.

 

La guide qui nous accueille, nous explique que Cervières a été à l’origine une petite ville commerciale et artisanale qui s’est installée au pied du château construit au 12ème siècle. Elle est devenue une cité florissante grâce à ses activités de draperie, mercerie et travail du cuir, elle a même été une place judiciaire et militaire importante.

 

 

Après la révolution, l’importance de Cervières décroit au profit de Noirétable. Aujourd’hui la ville a gardé son plan médiéval. On y trouve des portes ogivales et quelques maisons très anciennes. Du château détruit en 1634, il ne reste que peu de traces.

 

Après une balade dans les ruelles du village, nous pénétrons dans l’atelier-musée qui évoque la vie des Grenadières, ces brodeuses au fil d’or dont le savoir-faire prestigieux a permis à plus d’un millier de femmes du territoire de travailler pendant plus d’un siècle.

 

Leur technique était bien spécifique car elle consistait à utiliser un fil appelé  « cannetille » contenant une certaine quantité de métaux précieux : cuivre, argent et un peu d’or.

 

 

Elles produisaient à l’origine la « grenade » insigne militaire inventé par Napoléon et qui est devenu ensuite l’emblème de la gendarmerie et des pompiers. Aujourd’hui elles créent des écussons de la marine, de la garde républicaine ou les broderies des vêtements d’académicien.

 



Plusieurs d’entre nous vont s’essayer aux gestes techniques de la broderie à la cannetille et tester leur dextérité car il en faut vraiment beaucoup !!

Une visite passionnante et enrichissante.

 

Après ce progarmme très intense, nous ne pouvons pas nous quitter sans un temps d’échange convivial à l’ombre des grands arbres, agrémenté du traditionnel petit goûter et des boissons fraîches apportées par notre chère amie Krystina et bien appréciées par tous en cette journée de fortes chaleurs.

22 juillet 2024 - Les sources de VOLVIC

Un premier rendez-vous est proposé à midi au Parc des Sources de Volvic. Connu de quelques habitués, d'autres découvrent le site avec plaisir : « C'est magnifique avec ces grands arbres et les ombrages ! »

 

Le pique-nique est copieux et convivial, de l'apéritif (avec modération) jusqu'à la glace pour couronner une tarte maison ! La table d'Handilettante mériterait des étoiles. Il restera assez de desserts pour faire un bon goûter, en fin d'après-midi.

A 14 h, le groupe est au complet devant l'Espace d'information des Sources de Volvic où notre guide nous accueille pour une visite bien documentée.




Célèbre pour sa pierre de lave, symbole historique des monuments de tous les environs, Volvic n'a pas toujours été connue pour ses eaux. Il faudra attendre les années 20 pour que coule une première source … La réputation des eaux de Volvic devra attendre les décennies suivantes avec la mise en bouteille.


 

Reconnue « Eau minérale naturelle » depuis 1960, l'eau de Volvic doit ses qualités à son long parcours (pendant cinq ans) à travers plusieurs couches géologiques volcaniques, et jusqu'à 100 m de profondeur. Son territoire est préservé sur 38 km2 sous le nom d'Impluvium de Volvic.


 

En projection sur grand écran ou avec le casque de réalité virtuelle, la visite de l'usine d'embouteillage a permis de découvrir la fabrication des bouteilles par soufflage de formes en plastique recyclable, le conditionnement de l'eau, l'étiquetage, la mise en packs et en palettes. L'eau de Volvic est ainsi directement mise en bouteilles depuis les profondeurs, sans aucun traitement chimique, ni contact humain par des tuyaux en acier inoxydable.


 

Les bouteilles d'eau soigneusement conditionnées par palettes partent de Volvic par wagons entiers et par pleins camions.

L'eau de Volvic se décline aussi aux goûts du jour sous différents arômes … Sujet de la dégustation proposée à la fin de notre visite à l'Espace d'information des sources.

 

Notre journée au Parc des Sources de Volvic s'est achevée par une agréable balade en sous-bois et un sympathique goûter.

5 juin 2024 - Expositions au MARQ


Une nouvelle fois, le Musée d'art Roger Quilliot « MARQ » reçoit Handilettante pour deux expositions marquantes, « Oeuvres sur papier du XXe siècle » et « Neige ».

 

 

 

 

Ce mercredi 5 juin, nous sommes au rendez-vous sous l'imposante et spectaculaire verrière du grand hall du musée.


La guide conférencière nous accueille, elle connaît bien Handilettante.

Une première salle propose des estampes de Pablo Picasso et de Georges Rouault, commandées par le célèbre collectionneur, marchand et éditeur d'art Ambroise Vollard qui révéla de nombreux artistes. Vu de près, la finesse et la force du trait s'imposent sur ces estampes. Les petits formats en noir et blanc sont révélateurs du style et du génie de leurs auteurs.

  Au chapitre suivant des œuvres sur papier du XXe siècle, un portrait signé de Fernand Léger annonce la couleur... La poésie des formes et des sujets interpelle le regard du visiteur. Notre guide s'attache à présenter les multiples techniques de reproduction, sérigraphie, estampe, gravure, gouache, plume ou lithographie. La curiosité de chacun s'y perd un peu, mais qu'importe on reste admiratifs.

 


« La blouse roumaine » la peinture iconique de Henri Matisse tient ici une place d'honneur. La guide nous dévoile les dessous de cette œuvre qui a entraîné l'artiste dans une longue série de dessins préparatoires avant de parvenir au résultat final. Aujourd'hui, ce tableau intemporel est un modèle du genre avec ses motifs de broderies traduites à l'essentiel.

Toujours au milieu des grands, Georges Braque, Roberto Matta, Pierre Soulages, Sonia Delaunay, notre attention est attirée sur le travail particulier des artistes, adeptes de certaines couleurs, de formes, de sujets ou de motifs de prédilection, à l'appui des commentaires de la guide.

Chez Claude Viallat, la forme est une référence, une signature. Le rectangle déformé ou « haricot » est répété à l'envie et décliné dans toutes les couleurs seul ou en série.

 
La visite des « Oeuvres sur papier du XXe siècle » issues de la collection Combes et des fonds du Musée aura suscité l'intérêt de notre groupe et de passionnants échanges.

Avec le musée d'Orsay et l'exposition « Neige » le MARQ célèbre les 150 ans du premier Salon des Impressionnistes. Avec l'impressionnisme, la neige devient le sujet à part entière de la toile et non plus le seul décor au service d'une scène.

 

Tableau emblématique et fleuron de l'exposition, « La pie » de Claude Monet est la peinture la plus représentative de la façon impressionniste de rendre la neige avec une palette aussi riche qu'étonnante. « la neige est jaune et subtilement rosée au soleil d'hiver et délicatement bleutée à l'ombre ». Fascination, chacun est subjugué par le rendu aussi vrai que nature qui laisse transparaître le scintillement et la vibration de la lumière. Ce chef d'oeuvre est entouré d'autres toiles admirables où la neige n'est plus synonyme de misère ou de froid glacial.