Vendredi 17 juillet 2026 : Château de Chareil Cintrat

 

Ce vendredi 17 juillet, la journée culturelle dans l'Allier nous aura dévoilé de belles surprises. Rendez-vous au château de Chareil-Cintrat, au pied d'une colline recouverte de vignes. Le site possède, sur ses terres, le Conservatoire des anciens cépages des pays de Chareil et de Saint-Pourçain. Adossés à l'ombre du château, nous sommes reçus par le vigneron de ce Conservatoire.

 

Spécialiste du domaine, il nous présente les trésors de ces vignes. Pour être classé AOC (Appellation d'origine contrôlée depuis 2009) les vins de Saint-Pourçain doivent provenir des cépages gamay, pinot noir, chardonnay, sauvignon et sacy ou « tressalier ». Mais, sur les coteaux de Chareil-Cintrat, le vigneron conservateur bichonne aussi les cépages anciens et autochtones tels le Saint Pierre doré, Meslier, Melon, Pinot blanc et autres... Chaque cépage a sa taille, sa culture spécifique, d'où la hauteur et l'espacement des pieds de vignes qui varient d'une parcelle à l'autre.

 

Nous sommes ensuite accueillis pour la visite du château. Chareil-Cintrat est un lieu historique insoupçonné. La partie la plus récente, édifiée au XVIe siècle contre l'enceinte médiévale, est due à Claude Morin, contrôleur ordinaire des guerres. La Renaissance italienne lui aura inspiré les décors intérieurs, d'un remarquable intérêt artistique.

 


 

Notre guide, d'une voix alerte et précise nous emporte d'une époque à l'autre : origine médiévale du château, fief des Bourbon, Renaissance italienne et française, Antiquité romaine... 
Nous sommes devant une cheminée monumentale chargée de références et de symboles. La frise dorique est ornée de têtes de bœuf et de « coupes à boire ». Encadré par deux cariatides, le manteau de la cheminée arbore des masques et deux angelots joufflus grotesques autour de la citation « honor, virtus et gloria » (honneur, vertu et gloire).

 

Chareil-Cintrat est réputé pour ses voûtes couvertes de fresques qui sont autant de livres d'histoire illustrés. Protégées par des badigeons durant des décennies, ces fresques sont dans un état de conservation remarquable. La voûte d'une volée d'escalier nous offre trois oiseaux figurant les divinités romaines, la chouette, Minerve ; le paon, Junon et l'aigle, Jupiter. Objets, végétaux et être difforme ajoutent au décor.

 

Nous nous regroupons dans une tour d'angle, les yeux en l'air. La guide nous commente la scène 
de la naissance d'Adonis. Myrrha, sa mère, ici mi-femme, mi-arbre accouche, assistée de la déesse Lucine. Univers mêlant Renaissance, art classique, architecture antique, style maniériste et décors de grotesques, chacun de nous est stupéfait par cette succession de fresques.

 


Dans une autre salle, Cupidon assoupi accompagne Mars et Vénus dans une scène galante.
Mars, dieu de la guerre est souvent représenté avec son casque. Le plafond environné de grotesques est dédié à l'astrologie. Autour d'Apollon, le soleil, chaque médaillon représente une planète associée à une divinité et à un signe astrologique.

Ceux qui accèdent aux combles de l'édifice s'émerveillent sous les imposantes charpentes restaurées avec des poutres d'origine datées du XVIe siècle. Là aussi, se poursuit l'exposition proposée dans toutes les salles du château par des artistes sculpteurs et plasticiens contemporains.


 

Dimanche 10 mai 2026 - Sortie Hippodrome de Vichy

 

Ce dimanche 10 mai, opération « Portes ouvertes » à l'Hippodrome de Vichy-Bellerive pour le lancement de la saison hippique 2026. Handilettante est au rendez-vous. Après le pique-nique sur place, comme nous sommes nombreux il faut faire deux groupes pour les visites. C'est parti ! Nous voici embarqués en « voiture suiveuse ». Le minibus longe la piste, au plus près de la course, à la même vitesse que les concurrents et leurs chevaux.

 

Le passage devant les tribunes est très spectaculaire. En plusieurs tours, nous découvrons l'univers des courses de chevaux, inconnu pour beaucoup d'entre nous ! Véritable institution, cet hippodrome, fleuron de Vichy-Bellerive, a fêté ses 150 ans en 2025 !

La journée est consacrée au trot attelé. Une discipline à part entière avec ses règles strictes. Le cheval est conduit par un « driver » juché sur un « sulky », un attelage technique et très léger. Le driver doit maintenir le cheval au trot le plus rapide. Si le cheval passe au galop, le concurrent est disqualifié.

 

Une guide aussi férue que passionnée du monde hippique nous commente le fonctionnement de l'hippodrome. Les coulisses du champ de course compte les box pour les chevaux, des dépendances techniques, une infirmerie pour les personnels, les drivers, jockeys et aussi des box pour soigner les chevaux. En effet, un cheval de course est à la fois fort, rapide, vulnérable et fragile. Ces chevaux de compétition sont suivis de près avant et après chaque épreuve...

 

Ici, le cheval est un être à part entière, dont chacun prend grand soin, de l'entraîneur au palefrenier en passant par le maréchal ferrant et toutes sortes de soignants, vétérinaires et autres ostéopathes. Pour tous l'enjeu est d'importance, alors, avant l'entrée en piste, les hommes murmurent à l'oreille des chevaux... 

Pour la 4ème, nous avons des places réservées à la tribune. De là nous voyons les choses en grand, de plus haut, en vrai au milieu de l'ambiance. Le speaker accompagne la course dans son élan. Autour de nous, les parieurs et spécialistes hippiques partagent les gradins avec des familles de sortie dominicale. Quelque part des propriétaires étudient le choix du meilleur driver pour leur cheval. Nous n'avons pas parier, mais la combinaison de convivialité et de découverte a été gagnante !

 

Samedi 14 février 2026 : Spectacle : "Le coupable est dans la salle"

La troupe de théâtre amateur, Les Uns Parfaits,
des histoires qui s’écrivent depuis maintenant 25 ans !
 
Une troupe qui se veut intergénérationnelle puisqu’elle accueille en son sein une
dizaine de comédien.nes de 30 à 80 ans ! Depuis 2000, ce ne sont pas moins
de 15 pièces d’auteurs que la troupe a jouées, mises en scène par Nicole
Salcedo-Muetton et/ou Patrice Gélineau.
Cette année la troupe des Uns Parfaits présente sa nouvelle création, Le
coupable est dans la salle » d'après Yvon Taburet. Une pièce originale qui
mêle habilement comédie et intrigue policière.
L'histoire débute en réunissant tous les ingrédients classiques du vaudeville : la
femme, son amant, le mari qui débarque et...le placard. Mais lorsque le mari
ouvre le placard, l'amant qui s'y cachait s'écroule, mort !! Affolement général sur
scène et dans le public !! La tension monte !! Y a t il un médecin dans la salle ?
Faut-il évacuer ?
La police, dépêchée sur les lieux, persuadée qu'il s'agit d'un meurtre
savamment perpétré sur scène, mène l'enquête avec le public pour témoin. .
De la metteure en scène aux acteurs, de la maquilleuse aux.spectateurs, tout le
monde devient suspect. Que personne ne sorte, jusqu'au dénouement
inattendu.

Une comédie drôle et pleine de suspens à ne pas rater !

Mardi 4 novembre – Salle du sanctuaire de la source des Roches au Musée Bargoin

 

Une nouvelle salle a été ouverte récemment au public pour mettre en lumière l’exceptionnelle collection d’ex-voto découverte en 1968 à Chamalières sur le site du sanctuaire de la source des Roches, lors de travaux de terrassement pour l’édification d’immeubles d’habitation. Il s’agit de la plus importante collection européenne de sculptures en bois gallo-romaines.

La guide conférencière qui nous accompagne pour la visite nous explique que les fouilles archéologiques menées en 1968, 1970 et 1971 ont permis d’interpréter ce site comme un lieu de culte de plein air aux vertus thérapeutiques. Dans l’Antiquité, les malades ou leurs proches s’y rendaient pour solliciter les dieux de la source afin d’obtenir une guérison. Pour les remercier ils déposaient des ex-voto en bois et d’autres offrandes.

 

Plus de 10 000 fragments de bois, correspondant à environ 3 500 ex-voto entiers ont été recueillis sur le site. Ils représentent en grande majorité des jambes mais on y trouve également des bras, des personnages en pied ou en buste, des seins, des parties inférieures de corps et aussi quelques représentations animales. Toutes ces sculptures ont fait l’objet de traitements conservatoires sophistiqués pour permettre leur exposition au musée.

 


Une sélection d’offrandes de bois remarquables, trouvées sur le site, est présentée dans une immense vitrine qui garantit les meilleures conditions de conservation (température et hygrométrie constantes).

 

Dans une seconde vitrine sont exposés d’autres objets qui mêlés aux ex-voto, ont été également découverts sur le site : plaquettes rectangulaires, bouchons, louches et maillets en bois, cruches et coupes en céramiques, bijoux en bronze, monnaies, dés et jetons à jouer.

Il semblerait que le site ait été fréquenté assidûment du 1er siècle avant Jésus-Christ jusque dans le courant du 1er siècle de notre ère.

Une visite très intéressante qui nous a permis de comprendre les croyances religieuses et les pratiques rituelles de l’époque.

Samedi 27 septembre : Festival « Jours de Lumières »

 

Le festival « jours de lumière, créé en 1999, a lieu tous les deux ans à Saint Saturnin, un village situé à une vingtaine de kilomètres au sud de Clermont. Il s’agit d’un festival d’art contemporain qui accueille une trentaine d’artistes de renom national et international (céramistes, sculpteurs, peintres, verriers, créateurs numériques). Le thème change chaque année et pour cette 14ème édition, c’est le Feu qui a été retenu comme fil conducteur.

Pendant 3 jours, plusieurs milliers de festivaliers envahissent les ruelles et les places de ce petit village médiéval plein de charme, dominé par son église romane du 12ème siècle et son château royal du 13ème siècle, fief de la famille de la Tour d’Auvergne.

 


Ce samedi matin 27 septembre, à notre arrivée sur le parking réservé aux PMR où le rendez-vous a été fixé, nous sommes reçus très chaleureusement par des membres de l’association AMOS, organisatrice du festival. Répartis en 2 groupes, nous sommes immédiatement pris en charge par des guides bénévoles qui pendant, environ une heure et demie, vont nous accompagner sur des lieux d’exposition assez accessibles pour des personnes en fauteuil car, malheureusement pour nous, ils ne le sont pas tous… En effet - et c’est ce qui fait la spécificité de ce festival - de nombreux habitants ouvrent leurs portes pour accueillir chez eux des expositions en transformant ce qui est habituellement une salle de séjour, un garage, une grange ou une cave…..et bien sûr, ce sont beaucoup d’escaliers à monter et à descendre dans ces anciennes maisons vigneronnes.


 

Nous découvrons d’abord plusieurs toiles de Christian Jaccard, un artiste qui s’est fait connaître dans les années 70 en faisant du feu l’un des éléments essentiels de son œuvre. Les pinceaux et crayons sont remplacés par des mèches à combustion lente qui altèrent les supports et calcinent leurs textures (métaux, toiles, bois, papiers). L’artiste étant accaparé par d’autres visiteurs, nous ne pouvons pas l’interroger sur cette étonnante technique mais nous en saurons un peu plus lors de sa conférence sur les toiles calcinées à laquelle il est prévu que nous assistions dans le courant de l’après-midi.

 

Puis c’est la rencontre avec Richard Dubure un artiste peintre autodidacte au style unique, qui nous présente quelques-unes de ses œuvres peintes à l’huile aux nombreux pigments colorés. Des couleurs ardentes dansent sur la toile évoquant l’énergie pure et l’intensité d’un instant éphémère.

Un peu plus loin, nous nous émerveillons devant le travail de Valérie Franchini qui, depuis une vingtaine d’années, se consacre plus spécialement au verre. Ses œuvres sont d’une étrange complexité entre pesanteur et légèreté où verre et métal s’entremêlent.

 

Quelques pas de plus et nous voici immergés dans un autre univers, celui de Christophe Mirande, artiste plasticien et émailleur qui se nourrit de la thématique du feu pour présenter des œuvres avec des matières puissantes (émail, métal, zinc). Proche du cristal par sa brillance, l’émail doit aux cuissons successives dans un four à 900 degrés, l’intensité de ses couleurs, leur velouté et leur durabilité.

Enfin comment ne pas être fascinés par la fluorescence des œuvres d’Yves Braun que nous découvrons au terme de notre parcours ?

Le festival «  jours de Lumières », c’est aussi des animations avec des comédiens, des chanteurs, des musiciens, en déambulation pendant toute la durée du festival et c’est ainsi que le duo de handpan nous a bercés, l’instant d’une courte pause, de notes de rêve et de douceur.

Après avoir pique-niqué, confortablement assis sous un barnum installé et réservé spécialement pour notre groupe, nous nous transportons tout en haut du village, pour assister à l’église au concert de Gospel de Fabienne Della-Moniqua. Nous vibrons au son de sa voix chaude et puissante ; le temps est comme suspendu ! Nous avons envie de chanter, nous avons envie de danser….mais c’est déjà la fin et il nous faut vite retourner en bas du village où nous sommes attendus sous le chapiteau pour la conférence de Christian Jaccard. Quel programme !

 

Ce fut une journée intense et très enrichissante. Une expérience unique !

 

Voir aussi dans la rubrique « témoignages » les textes écrits par Evelyne et Monique.

10 mai 2025 - Centre historique du Monde Sapeur-Pompier, à Thiers

 

 

Rendez-vous devant un hangar dans la zone industrielle de Thiers... Nous sommes au Centre historique du Monde Sapeur-Pompier, un musée à nul autre pareil en Auvergne. Didier Lambert nous accueille, il est le fondateur et président de ce site d'exception géré par l'association E.F.M.A. (European Firefighters Museum Association) qui présente une importante collection de tenues, matériels, véhicules et équipements de pompiers.

 

Pourquoi le nom de sapeur-pompier ? La question est sur toutes les lèvres, Didier Lambert nous éclaire, le nom de pompier vient des « gardes pompes ». Des hommes devaient s'occuper des pompes. Autrefois représenté avec une hache, le pompier était chargé d'abattre des pans de bois des maisons pour éviter que le feu se propage. Il sapait autour pour contenir l'incendie, d'où le nom de sapeur. 

 


« Les premières pompes à bras sont arrivées de Hollande sous Louis XIV » Ces pompes à bras étaient alimentées en eau par une chaîne humaine avec des seaux remplis à la rivière ou à la fontaine. Grâce à l'apparition des premiers tuyaux en cuir riveté puis des pompes capables d'aspirer l'eau, la lutte contre le feu a gagné en sécurité. Les pompiers pouvaient intervenir encore plus loin des flammes avec le progrès des lances et des tuyaux en toile. 

 Les pompes à vapeur sont venus d'Angleterre, plus puissantes leurs lances projetaient l'eau plus loin sur le feu. Ce matériel était toujours tiré par des chevaux. Pour partir très rapidement en opération sans épuiser l'attelage, les remises étaient en pente et les roues étaient calées. « On décale ! Lançait alors le chef de corps au départ de l'intervention. Le mot «décaler » pour partir vite, hérité du jargon des pompiers, est entré dans le vocabulaire courant... 

Avec l'arrivée de l'automobile, la pompe était animée par le moteur du véhicule. Dans les années 20, les pompiers disposaient ainsi de « l'autopompe » rapide et efficace pour l'époque. La remarquable Ford T rallongée du musée a appartenu à Oliver Hardy du légendaire duo burlesque « Laurel et Hardy » des grandes heures du cinéma. Cette Ford T de pompiers aura figuré dans d'inoubliables séquences.

Pour couvrir le bruit des rues et se faire entendre de loin, les pompiers ont eu recours à un puissant piston à deux cornets d'où la célèbre sirène à deux tons « Pin Pon » signal de l'arrivée des pompiers. Ce système a été plus retentissant que le klaxon des véhicules d'incendie et de la cloche héritée du moyen-âge quand croyances et traditions en imposaient l'usage. 

Pendant la seconde guerre mondiale, pour les pompiers, le rouge n'était pas de rigueur selon les corps d'armée. En gris, un engin américain est à la couleur de son unité et moins repérable par l'ennemi. A Londres, sous les bombardements, des femmes ont remplacé les pompiers avec des équipements de fortune ... 

« J'ai commencé à collectionner quand j'avais 16 ans, dès que je suis devenu sapeur- pompier volontaire » Didier Lambert nous dévoile des connaissances encyclopédiques mais son propos reflète tout un vécu, sa passion communicative nous entraîne dans l'univers pompier. Il connaît tout des 45000 pièces exposées, du moindre casque jusqu'au camion de 14 mètres...

Dans le musée, tous les véhicules sont rouges sauf les premières pompes. Vers 1860 le matériel pompier était encore vert et noir aux couleurs de l'Armée de Terre. Le rouge vermillon est apparu à cette période avec les premières pompes à vapeur importées d'Angleterre. Depuis, plus vif et voyant, ce rouge vermillon a été adopté par les pompiers pour tous les matériels. Le rouge est aujourd'hui la couleur universelle de tous les pompiers du monde.


Statuettes et trophées de sapeur-pompiers sont à l'image de leurs devises « Sauver ou périr » pour les Pompiers de Paris ; « Courage et dévouement » pour toutes les brigades. Le pompier est représenté un enfant dans les bras. Lors d'un sinistre, les personnes passent avant les biens « Il n'y a pas de mission impossible quand il s'agit de sauver une vie ».
 A la fin de la visite, autour de notre amical goûter, nous partageons une admiration encore plus grande pour l'aventure humaine des sapeur-pompiers ...